La bio pour une eau de qualité

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Depuis juillet 2009, un partenariat entre 11 structures bretonnes a vu le jour pour «développer des pratiques spécifiques aux modes de production économes en intrants et notamment à l’agriculture biologique en Bretagne».  Parmi les signataires : l’Agence de l’eau Loire Bretagne, la FRAB, le GAB22, le GAB56, le GAB29, Agrobio35, la FRCIVAM Bretagne ou encore l’Adage et le Cedapa. Objectif : « développer des pratiques spécifiques aux modes de production économes en intrants et notamment à l’agriculture biologique ».

 

La bio, c’est bon pour l’eau

De nombreuses études ont montré les bienfaits de l’agriculture biologique concernant la reconquête et la préservation de la qualité de l’eau. De par ses pratiques culturales (rotations longues, fertilisation organique, désherbage mécanique…) et son cahier des charges exigeant (chargement modéré, pas d’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides de synthèse…) l’agriculture bio a de faibles pertes d’azote et des taux de lessivage très faibles. En matière de préservation des ressources en eau sur des secteurs agricoles, la solution la plus durable et la plus efficace est le développement à grande échelle de l’agriculture biologique. Des chercheurs de l’INRA ont démontré que le cahier des charges de l’agriculture biologique est le plus favorable à une eau de qualité en classant les cahiers des charges agricoles pour des systèmes de polyculture (source : Girardin et Sardet, INRA, 2003. En effet : 

  • L’AB préserve la ressource en eau tant en qualité, par la non utilisation des engrais chimiques et pesticides, qu’en quantité par l’adoption d’espèces végétales rustiques mieux adaptées à leur environnement (conditions de sol et de climat).
  • L’AB en privilégiant les traitements homéopathiques en santé animale dimimue la pression sur l’eau des pollutions médicamenteuses
  • L’AB en adaptant le travail du sol et en privilégiant les couverts végétaux permanents évite une dégradation à long terme de la structuration des sols et en limite l’érosion
  • L’AB prône le maintien des haies ou bandes enherbées pour constituer des réservoirs de biodiversité et limiter à nouveau l’érosion des sols

 

Le préventif moins cher que le curatif. Jusqu’à présent, la reconquête de la qualité de l’eau a été essentiellement envisagée sous l’angle curatif par le traitement systématique des eaux polluées. Un système coûteux et peu durable. D’après une étude du Commissariat général au développement durable, en France, les surcoûts et pertes financières évalués et attribués aux pollutions agricoles diffuses se situeraient au minimum dans une fourchette comprise entre 1100 et 1700 millions d’euros par an, dont 640 à 1140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau des ménages. Pour les ménages des localités les plus polluées, ces dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494€ par ménage et par an. Pour les parcelles situées sur des aires d’alimentation de captages d’eau potable, les coûts de potabilisation dus à l’agriculture conventionnelle se situent dans une fourchette de 800 à 2400€ par hectare et par an. Le coût du curatif peut repésenter jusqu’à 87 fois celui du préventif selon l’Agence de l’eau Seine Normandie. En effet, certaines collectivités ont choisi de mettre en place des aides incitatives en faveur de la bio plutôt que de financer le traitement des eaux pollués. Résultats, Lons-le-Saunier (Jura) a reconquis une eau potable de qualité en finançant l’agriculture biologique à hauteur de 0.01€/m3 d’eau distribué, là où la seule dénitrification coûte 0,27€/m3. Audelà des mesures des soutiens, le succès de cette opération est aussi dû à un accompagnement technique des agriculteurs locaux, et un accompagnement commercial à travers la création de débouchés en restauration collective.

 

La bio sur les bassins versants bretons

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La protection des cultures, pratiques de fertilisation, rotations, implantation, maintien et gestion d’un couvert végétal hivernal, limitation du chargement animal ou diagnostics de système, le réseau GAB-FRAB de Bretagne dispose d’outils qui ont montré leur efficacité pour aller vers une agriculture durable et, à terme, 100% bio. Depuis 2009, le réseau GAB–FRAB de Bretagne travaille en partenariat avec l’Agence de l’eau Loire Bretagne pour accompagner le développement de l’agriculture durable sur les bassins versants, notamment en promouvant les techniques bio auprès des agriculteurs. Ainsi, sur les bassins versants sous contrat, des formations au désherbage en culture bio sont proposées à travers un transfert de pratiques sur le désherbage mécanique. Le réseau GAB–FRAB a aussi effectué des recherches sur les seuils de nuisibilité des adventices en maïs. Un outil d’aide à la décision sur le désherbage alterné a ainsi été réalisé par le réseau GAB- FRAB de Bretagne. C’est l’Opti’Maïs.

Le réseau GAB-FRAB forme les animateurs des bassins versants

Une soixantaine de bassins versants sont concernés par un contrat pour une reconquête de la qualité de l’eau. Des formations de transferts de compétences entre animateurs de bassins versants et techniciens du réseau GAB – FRAB sont régulièrement organisées.

 

Eau & bio: les outils du réseau GAB-FRAB

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Découvrez les expériences de territoires bio engagés

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