Produire en bio : les grands principes

L’agriculture biologique est une agriculture moderne, innovante et en constante évolution grâce aux recherches menées par les producteurs et les acteurs de son développement. Elle emploie souvent des méthodes très élaborées et réfléchies. Il s’agit de pratiques qui visent à préserver les équilibres naturels, la complémentarité sols-cultures-animaux et qui prennent en considération la globalité des systèmes de production sur le long terme.

 

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Une gestion de la fertilité sur le long terme …

• En agriculture biologique, on ne cherche pas à nourrir la plante, mais la biocénose du sol, c’est-à-dire, l’ensemble des êtres vivants (micro-organismes, plantes et végétaux, animaux) qui co-existent dans cet espace. On favorise ainsi l’activité biologique des sols et l’on peut espérer développer un terroir de qualité.

• L’apport de matière organique est essentiel en agriculture biologique. Il peut passer par exemple par le compostage (en Bretagne cette pratique n’est pas toujours utile car les sols sont souvent humifères).

• Les cultures de légumineuses permettent, quant à elles, de fixer l’azote atmosphérique dans le sol par l’intermédiaire des rhizobiums.

• La gestion de la fertilité des sols s’appuie également sur l’utilisation de plantes à enracinement profond et sur un travail du sol le plus souvent superficiel.

 

Des rotations longues …

• Dans les fermes d’élevage, une grande part des surfaces est cultivée en fourrages. La base de la rotation en Bretagne est donc la prairie.

• Dans les rotations, généralement de 6 à 12 ans, les cultures de céréales ne doivent pas se succéder plus de 2 ou 3 années. Un schéma de rotation long permet de rompre le cycle des ravageurs et des adventices, qui tendent alors à moins coloniser la parcelle.

• Les associations de cultures valorisent les influences bénéfiques des plantes les unes sur les autres.

 

La prévention avant tout, le curatif en dernier recours …

Dans le domaine de la lutte contre les ennemis des cultures ou de l’élevage, la prévention est essentielle.

• Fertilisation adaptée, rotations, utilisation de variétés végétales ou de races d’animaux appropriées sont autant de moyens dont dispose l’agriculteur pour renforcer les capacités naturelles de résistance des plantes ou des animaux contre les agressions extérieures.

• Pour les cultures, le désherbage mécanique nécessite beaucoup de surveillance et d’anticipation. C’est pourquoi il faudra agir en préventif avec par exemple la technique du faux-semis, plusieurs passages de bineuse ou de herse étrille.

• La prévention passe également par une croissance saine et équilibrée de l’animal ou du végétal cultivé, ainsi que la préservation des équilibres entre les ravageurs et leurs ennemis. Dans cet esprit, les interventions vétérinaires privilégient des traitements à base de plantes telles que l’homéopathie, l’aromathérapie, etc..

• Pour les cultures, l’utilisation de produits de traitements naturels intervient seulement en dernier recours. Et pour l’élevage, un nombre limité de traitements allopathiques sont autorisés et uniquement en curatif. La complémentarité entre atelier animal et atelier végétal est très favorable à l’application de ces principes. Il existe donc une grande diversité de systèmes de production en bio.

 

Vidéo : plate-forme désherbage mécanique organisée le 16 juin 2016 par le GAB 22

 

 

En savoir plus avec les fiches techniques du réseau GAB-FRAB

 

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