Du lait au yaourt, production et transformation dans un élevage de brebis bio

Jeudi 6 juin, la ferme de Julien le Berre, à Ercé en Lamée, a accueilli une ferme ouverte sur la thématique de l’élevage de brebis laitières et la transformation en agriculture bio.

Ferme ouverte brebis laitières bio

Système de production Bio et élevage de brebis laitières

Installé en 2013, l’éleveur a expliqué le fonctionnement de son système et ses choix techniques.

« Les brebis sont en lutte désaisonnée : elles sont mises à la reproduction en mars pour des mises-bas à lautomne. Cela a plusieurs avantages : le tarissement de mi-mai à fin juillet permet de dégager du temps pour les travaux de récolte. Larrêt de la production de yaourts l’été n’est pas un problème puisque la clientèle diminue pendant les vacances d’été. De plus, quand les conditions climatiques sont bonnes, les brebis profitent de la repousse d’automne en début de lactation. »

Transformation du lait, Commercialisation et circuits courts

La soixantaine de brebis produisent autour de 15 000 L de lait à l’année. Julien en transforme environ 10 000 L en yaourts, commercialisés en circuits courts. Cependant, dans les trois premiers mois de lactation, la production laitière est plus élevée et il a fallu trouver une solution pour gérer ce surplus de lait « Jai essayé de transformer ce lait en tomme, mais jai arrêté car je navais pas les compétences techniques ni le temps nécessaire ». Désormais, de septembre à décembre, le surplus de lait est vendu à un fromager.

Une stratégie de lutte contre le parasitisme

L’éleveur a également présenté sa nouvelle stratégie de prévention face au parasitisme, problème récurrent chez les brebis au pâturage. Cette année, il teste le pâturage en blocs. Le principe : définir des parcelles sur lesquelles les animaux pâturent deux à trois mois, puis les mettre « au repos » pendant les neuf mois suivants (plus de pâturage, fauche uniquement) pour réduire la présence des parasites. Cette méthode demande une surface accessible suffisante pour faire un bloc de printemps, un bloc d’été et un bloc d’automne. Elle exige aussi une bonne organisation. Elle semble cependant prometteuse pour réduire l’infestation parasitaire.

L’après-midi s’est conclu par un temps d’échange entre l’éleveur et les participants, sur ses circuits de commercialisation et sur la gestion de la charge de travail entre l’élevage, la transformation et la vente.

 

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