Aides bio. 300 manifestants à Rennes.

Ce mardi matin 17 mars, 300 personnes se sont mobilisées suite à l’annonce du gouvernement de baisser les aides de reconnaissance des effets positifs de la bio de 25% sur l’année 2014.

Hier soir, un communiqué du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll annonçait une aide complémentaire à l’agriculture biologique pour faire face à l’augmentation des surfaces en 2014. Il faudra néanmoins attendre l’été 2015 pour que ces aides soient versées. Un peu bizarre pour des aides qui auraient dû être versées en décembre 2014.

Malgré cette annonce, nous avons maintenu la pression pour montrer notre détermination et afficher notre besoin de certitudes quant à l’avenir des aides bio et à la cohérence du gouvernement en terme de développement de l’agriculture biologique en France. 300 personnes se sont mobilisées ce mardi à Rennes. Une vingtaine de tracteurs, ont bloqué sans heurt la circulation devant la préfecture de région. Des agriculteurs bio bien sûr, mais également des citoyens, consommateurs, des associations environnementalistes ainsi que des forces politique (Europe écologie les Verts, Parti de gauche). « Les faits sont graves pour que les agriculteurs bio descendent dans la rue, annonçait le président  de la FRAB Jean-Paul Gabillard, mais la manifestation a payé.»

Une délégation a été reçue en préfecture. La préfecture, par la voie de sa secrétaire générale, s’est voulue rassurante sur la prochaine programmation PAC 2015-2020. Les aides bio seront alors affectées avec un engagement sur toute la période via une contractualistation. Le réseau FNAB restera vigilant afin que la situation ne se renouvelle pas, notamment pour les agriculteurs qui s’engagerait en bio en cours de programmation.

 

« Nous demandons à ce que toute personne qui veuille passer en bio, soit accompagnée. Pour cela, il faut que le message politique cohérent qui soit clair et net en faveur de l’agriculture biologique. Notre objectif est avant tout que l’agriculture biologique se développe. C’est possible, les 1837 fermes bio bretonnes le démontrent au quotidien », a ajouté Jean-Paul Gabillard. Présente à Nantes, Stéphanie Pageot, présidente de la FNAB a ajouté : « Ce n’est pas une démarche corporatiste d’une profession qui veut garder ses acquis, c’est avant tout une démarche de producteurs bio et de la société civile pour redonner du sens à ces aides. Ces aides servent à reconnaître les services environnementaux et sociaux de l’agriculture biologique : protection de l’eau évidemment, mais aussi de l’air, des sols, de la biodiversité cultivée et sauvage, création d’emploi et de valeur ajoutée sur les territoires.»

De nombreuses manifestations ont eu lieu dans les régions de France. C’est grâce à l’engagement et à la mobilisation du réseau FNAB que le ministère s’est engagé à trouver des solutions.