Opti Ferti, outil d’aide à la décision

Optimiser la fertilisation organique de printemps sur céréales. Pour qui ? Pour quoi ?

Un système biologique n’est pas simplement raisonné à l’échelle d’une campagne de production et d’une parcelle mais bien à l’échelle d’une rotation sur l’ensemble de l’exploitation. La structure et la fertilité du sol sont essentielles à la durabilité du système. La diversité des cultures dans la rotation permet de mieux maîtriser adventices et maladies. L’introduction de légumineuses dans la rotation et l’utilisation des amendements organiques produits sur la ferme améliorent la structure et permettent d’apporter de l’azote.

Tous ces leviers constituent une fertilisation de fond, réfléchie à l’échelle de la rotation : ” on nourrit les micro-organismes du sol qui permettront de nourrir la plante “. L’azote organique apportée (par la végétation, les matières organiques) est transformé par les micro-organismes du sol pour nourrir la plante. Mais à certaines périodes de l’année, les besoins nutritifs des plantes ne sont pas couverts par la minéralisation du sol. C’est le cas par exemple des céréales d’hiver à la sortie de l’hiver, qui ont un gros besoin en azote au stade tallage-montaison pas nécessairement couvert par la minéralisation des matières organiques, ralentie à ce moment de l’année.

Pour couvrir ces besoins, un apport de matière organique qui minéralise rapidement est réalisé. Cet apport répond au besoin de la plante (engrais organique du commerce, mais aussi fumiers de volailles). Mais les effets de ces apports sont variables et mal évalués. Les engrais minéraux utilisés par l’agriculture conventionnelle sont directement absorbables par la plante. Les apports de matière organique rapidement minéralisables doivent tout de même être minéralisés par les micro-organismes du sol.

Sur ce point, l’approche classique dite ” des bilans ” ne suffit pas, puisque le rendement n’est pas directement conditionné par la dose d’azote apportée mais également, et de manière prépondérante, par la capacité du sol à rendre disponible cet apport au printemps. Une étude de 7 années sur la fertilisation organique azotée de printemps sur des parcelles de blé d’hiver biologiques en Bretagne a permis de mieux comprendre le fonctionnement de ces engrais organiques et les facteurs qui conditionnent l’efficacité de ces apports.

Cette étude a permis de construire Opti Ferti. Cet outil vous accompagne dans votre choix de fertiliser ou non, à quelle dose et pour quel prix, en 3 étapes :

  • 1 : on estime la capacité d’une parcelle de blé d’hiver à valoriser un apport organique au printemps.
  • 2 : on évalue le gain de rendement potentiel selon la dose d’azote organique apportée.
  • 3 : on évalue la rentabilité économique de l’apport selon le prix du blé et de l’unité d’azote organique.

C’est là l’enjeu d’Opti Ferti : vous accompagner dans votre prise de décision avec les données facilement accessibles.

(Source : Commission Grandes Cultures GAB-FRAB en Bretagne)

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