PORC BIO. Les nouveautés réglementaires à maîtriser

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L’ensemble de la porcine, AB et conventionnelle, fait front face au ministère et à son administration au sujet de la castration en porc.

De manière précipitée et sans maitrise des implications de cette nouvelle contrainte, il sera obligatoire à partir du 1er janvier 2022 de procéder à une analgésie ET une anesthésie lors de la castration des porcelets mâles. Cette dernière devant être réalisée durant les 7 premiers jours de vie de l’animal, comme l’indique déjà le règlement bio.

Si la profession porcine, à laquelle s’associe la FNAB, dénonce cette obligation, ce n’est pas par déni face à l’importance de prendre en compte et modérer au plus possible la douleur de l’animal au moment de l’acte. La raison de cette opposition est liée au manque total de recul sur l’applicabilité des protocoles, validés scientifiquement, en conditions réelles d’élevages (bâtiment et plein air).

Le ministère, en plus de ne libérer pour l’heure aucun moyen financier pour accompagner sur le terrain la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation, n’envisage aucun report. La FNAB et L’ITAB portent en collaboration un programme de FARINELLI sur la thématique de la castration en porc bio et la prise en charge de la douleur mais ses résultats, attendus courant 2022, montrent que la temporalité avec les attentes de l’administration est décalée.

La présentation des premiers résultats du programme FARINELLI sur l’applicabilité en de 2 protocoles seront présentés début novembre.

 

Webinaire gratuit ITAB-FNAB le 9 Novembre à 14 h

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Pour l’heure, deux protocoles de prise en charge de la douleur vont être mis en ligne sur le site de l’IFIP dans les jours à venir. Ils seront amenés à évoluer sur la base des retours de terrain en 2022. 

  1. Analgésie par anti-inflammatoire et anesthésie locale par lidocaïne
  2. Analgésie par anti-inflammatoire et Tri-Solfen (gel anesthésiant).

L’utilisation de ces substances en production porcine au 1er janvier, et notamment en bio, doit encore être sécurisée par l’administration. Des discussions sont en cours avec l’INAO et l’ANMV (Agence Nationale du Médicament Vétérinaire). A ce jour, les modalités de des professionnel·le·s détenteurs de porcs sont encore à préciser. L’IFIP et la SNGTV  travaillent à un module de formation en ligne gratuit, clôturé par un QCM, et qui délivrera probablement (à confirmer) une attestation de suivi obligatoire pour tous les élevages de porcs d’ici le 31/12. Il sera accessible fin novembre. Pour 2022 la profession pousse pour obtenir des financements afin que chaque élevage de porc soit accompagné gratuitement à la mise en œuvre concrète des protocoles via une visite du vétérinaire et des des formations collectives.

Le bio continue de suivre et participer à l’ensemble des discussions au niveau national pour orienter des mises en œuvre compatibles avec les réalités de terrain . 

En savoir plus sur le programme FARINELLI : cliquez ici

 
Bâtiment d’élevage. Rappel des normes à respecter au 1er janvier 2022
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­Pour être conformes à la réglementation, les bâtiments existants (sous-entendus : fermes certifiées AB sur l’élevage avant le 01/01/2022) doivent prévoir pour tous les stades physiologiques une aire extérieure (ou courette) ouverte sur trois côtés et partiellement découverte. Fin 2020, l’administration a acté que la courette pourrait être couverte jusqu’à 95% maximum, soit un minimum de découverture de 5% (message passé aux OC). Cependant, la situation est différente pour tout nouvel élevage de porc démarrant un engagement en AB et étant certifié après le 1er janvier 2022. Dans ces cas, la découverture devra nécessairement être de 50% minimum.
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­Rappel des obligations réglementaires et mises en conformités des bâtiments porc bio

 

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